Climat, Flore et Faune

Climat

Flore

Faune et Parcs Nationaux

 

CLIMAT

 

Généralités.

De part sa position géographique, ce pays réalise la transition entre les pays de type Sahélien au Nord et les zones humides au Sud. Le climat du Burkina Faso est par conséquent contrasté.

Le Nord du pays est une zone sahélienne alors que le reste du Burkina appartient à ce qu'on appelle communément la zone soudanaise de type tropical.

Le découpage de l'année en saisons au Burkina Faso se caractérise par l'alternance d'une saison sèche dont la longueur varie de huit mois au nord à cinq ou six mois au sud et d'une saison humide ou hivernage, d'avril à octobre au sud, de juin à septembre au nord, avec des intersaisons plus ou moins marquées.

 

La saison sèche

Pendant la période fraîche et sèche, de Novembre à Février, souffle un vent agréable : l'harmattan.

Ce vent chaud, desséchant et sec est natif du Sahara. Mais il peut prendre la forme d'un vent très violent qui apporte les sables du sahara et soulève la poussière, au point de cacher le soleil pendant plusieurs jours.

Les mois les plus chauds sont avril et mai.

Les amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont élevées dans le Nord. La température y varie entre 15° et 45°C. L'écart au Sud est moindre : de 21° et 27°C.

 

La saison des pluies

La saison humide ou hivernage dure en général de mi-juin à mi-octobre. La durée de la saison des pluies est variable et les pluies peuvent s'étaler pendant six mois au sud et trois mois au nord. Les mois les plus humides sont Juillet et août. Le niveau des pluies passe de plus de 1 300 mm au sud-ouest, à moins de 300 mm au nord. En dehors de ces deux mois, les averses, rares, sont généralement violentes avec de fortes intensités (plus de 60 mm/heure) accompagnées de forts coups de vent. La moyenne des températures oscille selon les saisons entre 22° et 33°C au nord et 27° et 30°C au sud.

 

 

La Flore

Le plateau, de nature latéritique, est recouvert d’une savane arbustive et d’une forêt claire, une brousse à épineux couvrant sa partie septentrionale. Dans les régions basses du Sud-Ouest prédomine une forêt plus humide, des forêts-galeries bordant les rivières.

Les arbres les plus typiques et répartis dans tout le pays sont des baobabs, des karités, des manguiers, des gommiers, parfois des palmiers.

 La formation végétale la plus fréquente est celle de la savane avec un tapis de graminées sous un étage légèrement arboré. Cette végétation est typique des pays de la zone sahélienne. Il n'y adonc pas de flore luxuriante. La végétation diffère profondément du nord au sud en fonction des précipitations. L’intérêt du Burkina-Faso est que l’on passe progressivement de la forêt claire (sud du pays) à la steppe (extrême nord). En remontant la route de Bobo-Dioulasso à Dori, on assiste petit à petit à la disparition des arbres au profit d’arbustes puis de buissons.

Trois grands domaines sont parfaitement reconnaissables, avec des zones de transitions peu différenciées pour le passage d’une zone à l’autre.

Le domaine soudano-guinéen.

Localisé dans le sud-ouest du pays, il bénéficie des précipitations les plus abondantes (supérieures à 1150 m/m) qui favorisent le développement des espèces ligneuses dont la densité et le peuplement sont particulièrement important.
C’est le domaine de la forêt claire, avec des arbres d’une hauteur de 15 à 20 m. Près des cours d’eau se développent les forêts galeries dont certaines ont l’aspect de véritables forêts denses, notamment sur les bords de la Comoé. Sous ce couvert dense se développent les fougères arborescentes

Le domaine soudanien

Il constitue le principal couvert végétal du Burkina-Faso. Les précipitations annuelles dépassent 600 m/m mais sont toujours inférieures à 1 000 m/m.
Les espèces doivent supporter une sécheresse plus longue ; elles donnent une savane arborée qui va en s’éclaircissant et en diminuant de taille vers le nord. Les arbres ont moins de 10 m de haut. Les espèces dominantes sont le karité, le néré, le jujubier,...
L’étage herbacé est formé de plusieurs strates de graminées avec de nombreux buissons.
Sur les bowé, surface à cuirasse affleurante, ou trouve de petites prairies d’herbes fort appréciées du bétail.

Le domaine sahélien et son extension

Il est situé au nord de l'isohyète 650 m/m. La diminution des précipitations élimine la plupart des espèces précédemment citées, à l'exception des épineux qui ne forment plus que des savanes arbustives. C'est le domaine du baobab et de la brousse tigrée avec des plaque d’épineux alternant avec des espaces sans végétation.
Dans la partie sud sahélienne, les arbustes sont extrêmement rares sur les cordons dunaires. Par contre , la strate des graminées forme de véritables prairies ou steppes ; au pied des dunes pousse le « bush sahélien », une brousse tigrée avec des graminées de meilleure qualité. Les arbres (tamarinier, jujubier, acacia) se trouvent uniquement à proximité des mares.

 

Déforestation, surpâturage, surexploitation agricole

Lorsque la sécheresse est associée à des comportements humains inadaptés, elle provoque, dans des régions comme le Sahel, I'extension du désert. Cette désertification est le résultat de circonstances complexes. Au Sahel, la principale cause de désertification est la coupe des arbres pour utiliser le bois à la cuisson des aliments. C'est la déforestation. Mise à nu, la terre se dessèche et n'a plus les moyens de retenir l'eau de pluie.

Mais ce n'est pas la seule explication. Dans certaines régions surpeuplées, les troupeaux ne disposent plus de territoires suffisants pour transhumer ; ils broutent dans les mêmes zones, piétinent le sol, détruisent la végétation... C'est le surpâturage.


On coupe aussi les arbres pour gagner de la place et on ne laisse pas à la terre le temps de se reposer. A la longue, le sol s'épuise et plus rien ne pousse. On appelle cela la surexploitation agricole.

 

La faune

La faune comprend le lion, la panthère, l’éléphant, l’hippopotame, le buffle, l’antilope (hippotrague, kob de Buffon) et le crocodile. Le petit gibier abonde.

Pays de savanes, le Burkina-Faso est le domaine privilégié des herbivores de grande taille (damalisque, bubale, hippotrague, cob de Buffon, etc.). Les éléphants, les buffles et phacochères parcourent de vases espaces au rythme des saisons ; les hippopotames se réfugient dans les mares et les cours d'eau.
Tous ces animaux, à l'exception de l'éléphant et de l'hippopotame, sont guettés par de nombreux carnivores : lion, guépard, serval, chat sauvage, hyène et chacal. Parmi les primates, le cynocéphale, le babouin et le patas sont particulièrement bien représentés.
Les oiseaux sont nombreux et variés : passereaux, perroquets, pintades, outardes, aigles, cigognes, vautours voisinent auprès des points d'eau avec le héron, le pélican ou le flamand rose.
Lacustres ou fluviaux, les points d'eau hébergent les crocodiles ; dangereux pour les batraciens et les poissons, ils s'attaquent aussi aux oiseaux et aux mammifères. Les poissons (capitaine, poissons tigres, silures et tilapias), participent au ravitaillement en protéine de la population.
Les reptiles sont nombreux : pythons, vipères et najas. Utiles dans la mesure où ils s'attaquent aux rongeurs et autres destructeurs de récolte, les vipères et najas sont venimeux et leur morsure est souvent mortelle.
Les insectes sont avant tout des prédateurs : ils annihilent les efforts de production de denrées alimentaires, soit qu'ils s'attaquent directement aux plantes (sauterelles et coléoptères), soit ils véhiculent des maladies (trypanosomiase, paludisme, filariose) à la suite de piqûres effectuées sur les hommes.
Pour éviter la disparition des animaux, la chasse est réglementée.
Le Burkina-Faso possède quelques parcs naturels où il est possible de voir tous ces animaux en totale liberté.

Les parcs nationaux

Ces parcs sont au nombre de trois et permettent de voir la faune et la flore d'Afrique de l'Ouest.

·         · le parc national d'Arli, dans le sud-est du pays, est à plus de 520 km de Ouagadougou. Il a été créé entre 1950 et 1960 et sa superficie couvre 760 000 ha. Le parc dispose d'un décor naturel grandiose avec les falaises de Tambarga et de Gobnangou. L'infrastructure hôtelière est bien adaptée pour un tourisme de qualité.

·         · le parc national de Kaboré Tembi est à 120 km de la capitale. C'est l'ancien parc national de Po qui a été débaptisé au début des années 90. Il s'étend sur plus de 150 000 ha et est le domaine privilégié des éléphants. Malheureusement les trafiquants d'ivoire ont détruit une partie des troupeaux. La partie forestière recèle une quantité de grandes essences (fromagers, caîlcédrats, baobabs, etc.). C'est le domaine des oiseaux et des singes.

·         · le parc national de W s'étend sur plus d'un million d'hectares ; il est à cheval sur le Bénin (500 000 ha), le Niger (300 000 ha) et le Burkina-Faso (200 000 ha). C'est le plus grand espace protégé de faune et de flore d'Afrique occidentale. Vers la frontière du Bénin vivent les lions et la vallée de la Tapoa est de domaine privilégié des éléphants. Le centre touristique se situe à Diapaga qui dispose d'un important campement hôtelier. Toutes les espèces vivants en Afrique de l'Ouest sont présents dans ce parc naturel