La Sahellisation du Burkina


L’extension des zones désertiques appelée sahélisation est du à des comportements humains inadaptés qui conjugués à la sécheresse accélèrent le processus. Cette désertification est le résultat de circonstances complexes mettant en cause la déforestation, le surpâturage, la surexploitation agricole

Au Burkina, la principale cause de désertification est la coupe des arbres que l’on utilise principalement comme bois de chauffe pour la cuisson des aliments. C'est la déforestation. Mise à nu, la terre se dessèche et n'a plus les moyens de retenir l'eau de pluie.


Dans certaines régions surpeuplées, les troupeaux ne disposent plus de territoires suffisants pour la transhumance. Ils séjournent et broutent dans les mêmes zones, piétinent le sol, et détruisent la végétation. C'est le surpâturage.

La surexploitation agricole comporte plusieurs facteurs : le défrichement et la coupe des arbres afin d’augmenter la taille des exploitations, la suppression des jachères empêchant la terre de se reposer. Le sol s'épuise et les récoltes sont de moins en moins fructueuses. Certaines techniques d'irrigation enfin sont inadaptées, et accélèrent parfois le phénomène de désertification qu'elles cherchent à freiner.

En ce qui concerne Siemtanga, la Crise du Bois de Chauffe pourrait avoir comme alternative l’utilisation de Cuiseurs Solaires.

La Crise du Bois de Chauffe.

En parcourant les pays du Sahel , on retrouve partout des tas de bois sur les bas côtés des routes. Dans les campagnes du Burkina, ce sont surtout les femmes qui ramassent le bois, le portent au village ou au bord de la route et le vendent au marché, d’où il est transporté par camions vers les villes.

La population a besoin de ces maigres revenus pour acheter les produits de base : pétrole pour les lampes, allumettes, sel, du poisson séché et d’autres ustensiles. Pour la collecte du bois les femmes sont obligées d’acquérir une licence, qui actuellement coûte 600 FCFA. Ceci semble bien intentionné, pour le contrôle de la collecte du bois, mais écologiquement c’est une catastrophe. Supposons une femme qui vendrait deux fagots, obtenant ainsi 1.200 FCFA par mois. Pour couvrir le coût de la licence, elle devra vendre trois fagots à la place de deux, pour arriver au même revenu net.

La population rurale elle-même consomme peu de bois. A la différences des citadines, les femmes rurales ne font la cuisine qu’une fois par jour. En dehors du bois, elles emploient aussi des tiges de mil et de maïs.  La consommation plus importante de bois dans les villes est dû à plusieurs facteurs :suivants entrent en jeu: le fait que la population urbaine a partiellement assumé les habitudes européennes d’alimentation avec trois repas par jour. Ceci implique l’allumage d’un feu trois fois par jour, tandis que, à la campagne, on ne mange qu’une seule fois, l’utilisation de plus en plus importante du charbon de bois. Ce produit fini ne contient au maximum que 40 % de l’énergie contenue dans le bois. La production de charbon de bois étant défendue, la production se fait en cachette en utilisant des techniques archaïques avec un rendement autour de 10%.

En résumant, la consommation de bois dépasse largement l’accroissement annuel en biomasse ligneuse.

Quelles sont les alternatives ?

Le gaz.

Le coût de remplissage, qui représente un approvisionnement  pour trois semaines en moyenne, est d’environ 4.000 FCFA. Cela signifie 72.000 FCFA par an.  D’autre part, le seuil de pauvreté, au dessous duquel vit 45 % de la population, a été fixé à 72.690 FCFA/an. Il ne s’agit donc pas d’une solution viable dedans les campagnes.   

Les cuiseurs solaires comme alternatives:

le solaire thermique au travers du cuiseur solaire dispose d’énormes atouts potentiels dans la lutte contre la désertification, mais compte tenu des obstacles d’ordre technique et de couts, sa diffusion massive se fera sous des conditions d’amélioration de ses performances et d’adaptations locales pour les rendre plus accessibles. Les cuiseurs conçus jusque là  ne sont pas exempts de critiques : lenteur de cuisson.

Sachant que ce qui est sous la marmite, le combustible coûte souvent autant ou plus que ce qui est dedans, il s’agit de l’argument le plus convaicant pour la diffusion des cuiseurs solaires. Qui convaincre ? Ce sont les femmes qui sont le plus sévèrement touchées par l’éloignement et le manque de bois. Ce sont donc les femmes qui devraient être la population cible de la propagation des cuiseurs solaires. Si les femmes pouvaient décider, les cuiseurs solaires auraient plus de chance. Un point qui facilite l’adoption des cuiseurs solaires est l’habitude de faire la cuisine dehors.